EN GUINÉE : LES DÉLÉGATIONS SPÉCIALES EN QUESTION, LA FIN D’UNE MISSION, LE RESPECT D’UN ENGAGEMENT

La décision est claire : aucun président de délégation spéciale ne sera candidat aux prochaines élections municipales. Une annonce qui résonne comme un signal fort en faveur de l’éthique et de la transition démocratique.Dans un contexte marqué par la refondation des institutions impulsée par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) sous la conduite du président Mamadi Doumbouya, cette mesure apparaît comme une volonté de séparer mission administrative et ambition électorale.Les délégations spéciales n’ont jamais eu vocation à s’éterniser. Elles ont été mises en place pour assurer la continuité de l’administration locale après la dissolution des conseils communaux élus. Leur rôle : stabiliser, gérer les affaires courantes et préparer le terrain pour le retour à un ordre municipal normal. Pas pour bâtir une carrière politique.En renonçant à toute candidature, les présidents de délégations spéciales envoient un message fort : celui du respect de la mission républicaine. Servir, puis partir. Administrer, puis transmettre. C’est une conception noble de la gestion publique, loin des calculs partisans et des stratégies d’enracinement.La population, elle, semble saluer cette posture. Car au fond, la crédibilité d’une transition se mesure aussi à la capacité de ses acteurs à éviter toute confusion d’intérêts. On ne peut être à la fois arbitre et joueur.Aujourd’hui, le message est limpide : la mission est accomplie. Place désormais à la compétition démocratique, ouverte, équitable et transparente.Rendre service et quitter le navire. Voilà peut-être la plus belle définition du devoir accompli.

Source: La Rédaction réel Guinée