EN GUINÉE : ALLIANCE ELYSÉE -PALAIS M5

PAR SIBA BÉAVOGUI


Le blasphème politique qui crache sur Charles de Gaulle et précipite la Guinée dans le marasme de l’anti-français.

Un affront à la mémoire du général Charles de Gaulle.
Une fracture morale.En pactisant avec des forces contestées,on ne construit pas une coopération — on fabrique le ressentiment.

Cette alliance n’apaise rien.Elle alimente le rejet.
Elle précipite la Guinée dans une spirale anti-française dangereuse.La France de la Résistance mérite mieux.La Guinée mérite mieux.

En 1940, dans le chaos provoqué par l’offensive de Adolf Hitler, la France connaît l’effondrement. Le maréchal Philippe Pétain, héros incontestable de la Première Guerre mondiale, acte la défaite et engage le pays dans la voie de la collaboration.

Mais face à cette capitulation, une autre France se lève. Depuis Londres, le général Charles de Gaulle incarne le refus du renoncement. Par son appel du 18 juin, il jette les bases de la France libre : une résistance fondée sur l’honneur, la dignité et la souveraineté nationale. Des patriotes refusent alors la soumission. Ils combattent, souvent dans l’ombre, ceux qui ont pactisé avec l’ennemi, ceux qui ont trahi l’esprit de la République.

Cette lutte n’était pas seulement militaire. Elle était morale. Aujourd’hui, c’est ce même sentiment d’étouffement et d’injustice qui traverse la Guinée. Une partie du peuple se considère prise en otage par des forces qu’elle juge illégitimes, violentes et prédatrices. Dans cette perception, la comparaison avec une France soumise n’est pas une provocation : elle est un cri.

Comme hier, certains choisissent l’exil non par confort, mais par devoir. Non pour fuir, mais pour mieux résister. Dans l’ombre du général Charles de Gaulle, symbole intemporel de dignité retrouvée, une conviction demeure : aucun peuple n’accepte indéfiniment le déshonneur.

C’est pourquoi il est essentiel de rappeler une chose fondamentale : le peuple guinéen n’est pas animé par un rejet de la France. Depuis plusieurs décennies, il s’inscrit dans une logique de coopération, d’échanges et d’ouverture. La jeunesse guinéenne, en particulier, porte cette vision d’un partenariat équilibré, fondé sur le respect mutuel.

Mais toute relation internationale repose sur un principe simple : la cohérence morale.

Une alliance perçue comme un soutien à des autorités contestées ou répressives peut, à terme, fragiliser profondément l’image d’un pays partenaire. Elle peut nourrir incompréhension, ressentiment, voire rejet.

C’est ici que l’histoire interpelle le présent.
Au nom de l’héritage du général Charles de Gaulle, et de ce que représente la Résistance dans la mémoire française, il est légitime d’espérer que les choix contemporains resteront alignés avec ces principes : liberté, dignité et refus du renoncement.

Le président Emmanuel Macron se trouve, comme tout dirigeant dans l’histoire, face à une responsabilité : celle de choisir non seulement une stratégie, mais une posture.

Car au-delà des intérêts immédiats, ce sont toujours les positions prises dans les moments critiques qui façonnent la mémoire des peuples.

Et les peuples, eux, n’oublient jamais de quel côté chacun s’est tenu.

SIBA BEAVOGUI