LE JOURNAL LEFOLAN-INFO
Nous plantons le décor de notre analyse comme tesear, la réaction de l’ancien Président de la République du Sénégal, il s’agit de Maître Abdoulaye Wade, lorsqu’ il dit : << Aujourd’hui, les peuples soutiennent les leaders qui défendent leurs convictions, leur dignité et leurs promesses envers la population>>.
<< Un Premier Ministre n’est pas un simple figurant. S’il travaille bien, s’il est aimé du peuple et qu’il porte une vision forte, il est normal qu’il devienne une figure politique majeure.>>
Ousmane SONKO était un premier ministre encombrant pour Bassirou Diomaye Faye, même étant Constitutionnellement bien forte, il y avait une peure, et l’envie de trahison.
Pour lui, cette façon de le démettre de ses fonctions, était une liberté de la part des militants et sympathisants du parti.
DU JAMAIS VU. QUELLE MOBILISATION !
Monsieur l’ancien Premier Ministre du Sénégal, Ousmane SONKO, va retrouver son siège à l’assemblée Nationale.
Que va-t-il se passer au Sénégal dans les prochains jours ?
1-SONKO REPREND SON POSTE DE DÉPUTÉ ET LA TÊTE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF
Monsieur SONKO Ousmane, reprendre son poste de député, il sera chef du groupe parlementaire du Parti PASTEF, formation politique majoritaire à l’assemblée Nationale du Sénégal depuis 2024.
a- LE RÔLE FUTUR D’OUSMANE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Vrai chef politique installé au sein de l’organe ou encore la deuxième institution politique du pays (le pouvoir législatif).
Étant chef du groupe majoritaire, il aura pour mission de contrôler l’action du gouvernement (le pouvoir exécutif, composé du Président de la République qui a une légitimité constitutionnelle, souveraine, car élu par le peuple, au suffrage universel direct) et contrôle l’agenda législatif du groupe, peut orienter les votes et prend la parole au nom du groupe. Ce rôle est dû à son poste politique important. Et son premier qui n’a pas cette légitimité politique que Ousmane SONKO. Car nommé, et celui qui l’a nommé peut le débarquer du jour au lendemain.
b- LA MOTION DE CENSURE ET LA CHUTE DU GOUVERNEMENT : Article 86 de la Constitution Sénégalaise
L’assemblée nationale peut provoquer la démission du Gouvernement par vote d’une motion de censure. Ousmane SONKO peut, organiser un front politique contre le nouveau Premier Ministre. Il suffit juste que cette motion de censure contre le discours d’orientation politique du nouveau Premier Ministre soit signée par 1/10eme des député. Le vote a lieu 2 jours francs après dépôt, au scrutin public.
Elle est adoptée à la majorité absolue des membres de l’Assemblée Nationale. En cas de victoire, le nouveau Premier Ministre remet la lettre de démission de son Gouvernement au Président de la République.
Le gouvernement tombe, le président nomme un nouveau Premier Ministre.
Ce qui veut dire que Ousmane une arme politique plus forte, une position garantie plus que la première (à son poste de premier ministre, qui n’est que nominatif).
Il aura une liberté d’expression à l’assemblée Nationale, un chef de file bien écouté non seulement par les députés de son parti politique, mais aussi ceux de l’opposition. Du fait d’être député, il participe à tous les débats parlementaires. Rien ne se décide au pays , sans qu’il ne soit au courant. Les débats sont publics. Le pouvoir à l’Assemblée Nationale, c’est le pouvoir du Peuple. Il va l’exercer pleinement.
2-LE POSTE PLUS STRATÉGIQUE, MOINS EXPOSÉ
Autre facteur, le poste plus stratégique, protéger, pas exposer au danger comme le premier poste de premier ministre.
Mais un pouvoir stable, discret et légitime, ayant même légitimité sur le plan électif (car tous élu au suffrage du peuple).
Si le président de la République a un pouvoir souverain, grâce à son élection par le peuple souverain, qu’il exporte à l’étranger (dans les institutions internationales, pour représenter le Sénégal au nom du peuple), Ousmane SONKO a, également la même légitimité parlementaire car il peut à travers son poste de député, faire de la diplomatie parlementaire,mais pas dans le sens de l’article 43 de la Constitution, qui offre une légitimité forte au Président de la République à l’international.
Il peut, avec ses relations, en tant que député chef de file du parti présidentiel et majoritaire à l’assemblée nationale aller parler au nom du peuple Sénégalais en Guinée par exemple, car le peuple étant souverain.
a- UNE POSITION DE FORCE POLITIQUE
Il va élargir son champ de relations, aura accès aux services des autres Assemblées des États Africains et où États européens ou Asiatique etc……..
Il aura la possibilité d’entrer en contact avec ses homologues députés des autres États, et être reçu en tant que deuxième personnalité du pays en sa qualité du président de l’Assemblée Nationale par exemple, s’il est élu à ce poste. Un champ de baille très important et très immense qui s’ouvre pour lui d’où par conséquent ses propositions seront prises en compte, pas de demi mesure.
Raison pour laquelle, il y a eu hier nuit, de joie des militants et militantes du parti au pouvoir. Vu cette manifestation de joie devant la maison 🏠 de Ousmane SONKO, Monsieur l’ex premier ministre sera expressément, en position de force politiquement, triple casquette : président de l’Assemblée nationale, chef, et président du parti politique PASTEF, chef de file de l’opposition (s’il bascule son combat en opposant contre le pouvoir du Président Diomaye). Car il ne peut être dans une stricte opposition contre l’exécutif sur certains sujets, parce qu’étant dans le même parti politique. En ce qui concerne la gestion économique de l’État, diplomatique, des relations entre le Sénégal et des institutions internationales, SONKO Ousmane aura son mot à dire.
Nous nous en tenons à ces petites exploitations, car ne connaissant pas la nature du régime Sénégalais, n’ayant pas la Constitution du pays devant nous, pour dire techniquement que, c’est un régime Présidentiel ou Parlementaire, ou Semi-présidentiel. Nous nous en tenons à ces explications littéraires, pour faire comprendre aux autres ce qui va se passer dans les prochains jours au Sénégal, entre le chef de l’exécutif (Président de la République) et, le chef du pouvoir législatif (Président de l’Assemblée Nationale Sénégalaise), on peut l’appeler une cohabitation conflictuelle. Une crise politique interminable.
Une scène que nous pouvons assister jusqu’en 2029 pour débarquer le Président de la République actuel, parce que l’acte de signature du décret qui démet Ousmane SONKO de ses fonctions de Premier Ministre, signifie acte de décès pour le Président de la République Sénégalaise en l’occurrence Diomaye Faye. La date de l’enterrement est fixée pour février 2029, malgré que le régime du Sénégal, est un régime Présidentiel à tendance Presidentialiste.
QUE DIEU PROTÈGE LE SÉNÉGAL ET LES SÉNÉGALAIS.
LA RÉDACTION DU JOURNAL LEFOLAN INFO
TOURÉ FODÉ ABASS RESPONSABLE DE LA RÉDACTION