LA GUINÉE: En manque de repère

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Éditorial

Pour parler de la jeunesse, il faut rappeler que l’échec du régime est aussi le manque de cohésion sociale, l’abandon de la jeunesse et la couche féminine. Or le président de la République, à son arrivé au pouvoir en 2010, avait promis de réconcilier les guinéens et leurs donner du travail, améliorer leur condition de vie, afin de bien vivre. L’espoir était grandissant.

Mais comment l’on peut réussir son projet de société pour un pays, lorsque certains responsables et d’autres militants du parti au pouvoir pensent qu’ils sont plus guinéens que les autres, plus supérieurs que d’autres guinéens? Ils se considèrent plus légitime de diriger la Guinée que d’autres. C’est là où se situe le problème, l’une des raisons de l’échec à cause du mal qui ronge notre pays.

Le parti au pouvoir est resté  sur sa position de mépris ostentatoire envers ce peuple de 1958, qui a osé dire non, à la proposition du projet de la communauté Franco-Africain, que le général De Gaulle venait vendre à l’Afrique. Estimant que la Guinée se sont  eux, le pouvoir politique leur appartient,. Que personne d’autres en Guinée, n’a le  droit ou ne doit  fourrer  le nez dans le jeu politique, que leur descendent venant de l’autre côté du Hamana.

Ils ne pensent qu’à eux. Dans tous les pays au monde le budget alloué à l’enseignement  est conséquent, chez nous  il est de 13%. Sous la première mandature, pour convaincre les Guinéens, il en octroi 30% à l’éducation pour séduire . Cette attitude justifie un  manque de considération, une manifestation de manque prise de conscience, pour le seul fait, la place que peut occuper une jeunesse dans l’existence d’un pays pour son développement. Les décideurs de chez nous, saturé dans leurs têtes deviennent égoïstes.

Un gouvernement qui prive la formation, l’éducation à sa jeunesse, la tue, l’empêche de voir claire sur son avenir.

Comme vous pouvez le constater, lorsqu’on parle de la jeunesse, on s’oriente dans une perspective futuriste. Ce qui exige, aux décideurs de prendre toutes les responsabilités, pour réussir l’offre d’éducative dédié à cet effet pour cette couche sociale. Elle est mal formée, pas de repères et ce qui fait que la plupart des jeunes se refusent derrière des démarches ethniques pour cacher la face. Lorsqu’une personne ne peut pas se suffire, assurer son quotidien, et que sa vie est lié à quelqu’un d’autre, comment cette personne peut se prendre en charge? Le manquement de l’État ne pas assurer son rôle, est un fait de volonté expresse de sa part. Est une façon d’assujettir la jeunesse à la volonté de son pouvoir, pour toujours.

Pour cela , nous devons prendre nos responsabilités face à cette situation qui ne fait que perdurer. La classe politique actuelle ne peut trouver remède aux désespoirs du peuple. Aucun de nos principaux leaders politique n’est sincère avec les guinéens. Ce qui veut dire qu’ils  roulent tous pour leur intérêt personnel.

Les constats sont communs, ce qui nous manque, c’est de laisser nos intérêts personnels

de côté, voir protéger l’intérêt du pays. C’est cette idée et une prise de conscience qui manquent à certains de nos compatriotes. La plupart des jeunes sont mal formés, ( pas de niveau), ceux qui ont eu la chance de réussir les études, ils ne trouvent pas facilement  du travail à cause de la mauvaise politique d’insertion des jeunes. Chacun s’en orgueil de ses études avec mépris. La jeunesse qui a la possibilité d’accéder aux réseaux sociaux ne font que parler, pas d’action concrète sur le terrain politique. Tous embrigader par des considérations ethniques et replis sur soi.

En Guinée aujourd’hui, dès qu’on commence à donner des idées, faire de bonnes

analyses, au lieu de s’intéresser à ses idées, c’est de se préoccuper de son appartenance ethnique. Certains veulent bien savoir, mais celui qui parle, est de quelle ethnie ? 

Chacun cherche à se positionner derrière le leader de son ethnie, pas à cause des idées que véhicule cette personne, qui peuvent révolutionner les choses dans le pays, mais son ethnie.

Ce fait engendre deux phénomènes sociologiques, d’un coté la ghéttorisation de la jeunesse et l’autre l’ethnisation de celle-ci. Ce qui paralyse tout effort visant à relancer le pays, briser le tabou de tout replis régionaliste du citoyen. Désormais, le citoyen ne peut que s’identifier à travers des errements qui ne font que freiner le jeu démocratique.

Dans cette logique, nous pouvons citer comme, le cas de Bambéto, d’où l’autorité de l’État est mise en cause.  Nulle n’a le droit de fourrer le nez dans cette zone sinon que quelques citoyens abandonnés à leur sort qui cherchent à exister pour vivre convenablement. A défaut de sauveurs qui viendra assouplir leurs difficultés, ils se replis sur leur ethnie.

Conséquences, ces faiseurs de loi, détenteurs de la force illégale, se font faiseurs de roi, en se repliant d’une part sur leur l’ethnie dont ils sont issus. Ils considèrent que toute personne venant de ce groupe linguistique, celle ci est exclue du processus de gestion du pays et disqualifier de la compétition démocratique. Ils acceptent tout, sauf voir ou entendre que cette attitude aura pour effet immédiat isoler ou même exclure leur idole du jeu démocratique.

Cette zone qu’ils occupent devient un endroit de replis identitaire,ghéttorisé où les ordres de l’État sont défiés.

Autre conséquence, pourquoi l’État ne peut pas se faire entendre ? La réponse est simple, parce que certains responsable de l’État ont décidés de disqualifier certaines catégories de citoyens, dans un ensemble de population. Qu’elles n’appartiennent pas à son ethnie, par dessus, celles-ci cessent d’être guinéens.

Depuis, le tissu social en guinée a perdu sa valeur dans la culture du guinéen. La jeunesse a basculée dans l’ethnocentrisme et ghéttorisation de celle-ci. Ce qui favorise l’émergence de zones de non droit où l’on tue des hommes en uniforme, et d’autres citoyens. Tout ceci engendre des attitudes de mécontentement au sein de la société Guinéenne.

Ce qui justifie un déficit de confiance d’une part, entre population et l’État, de l’autre, entre la classe politique et la population.

Les élections si, elles sont organisées, les résultats ne reflètent pas l’assentiment populaire des citoyens. Ce qui explique le désintéressement des citoyens aux consultations électorales.

Dans cette euphorie grandissante, on nous demande encore un troisième mandant. Lorsqu’on sait que les neuf années de gestion du pays est catastrophique. La distribution inégale des richesses du pays est frappante.

Les décideurs dépourvu de toute idée de rechange, de trouver remède aux préoccupations courantes de la population.

L’opposition quant à elle, brille par sa division, manque de vision ni de stratégie, affaiblie, et déboussolé. Lorsqu’on sait qu’un navigateur qui perd l’orientation de la boussole, il perd la direction de sa destination. Pas de proposition d’idées de contre. Tous ne visent que le fauteuil présidentiel.

La stratégie elle n’en possède pas, pour la simple raison, certains leaders politiques ne consultent pas les cadres de leur formation politique ni les militants à la base. Autre preuve d’incohérence dans leur combat est, comment peut-on d’un côté combattre un régime, du fait qu’il manifeste la tentation de modifier la constitution et de l’autre, les leaders de certains partis de l’opposition qui sont représenté à l’assemblée nationale, autorisent leurs députés a siégé dans l’hémicycle dont le mandat est expiré ? Cet acte est tout le contraire de ce qui devrait être.

Comment, dans cette situation, la démocratie peut-elle être un modèle chez nous ?

Étant entendu que la démocratie est un système qui implique l’individu dans l’œuvre de promotion de la communauté, les citoyens d’une société démocratique, créent des organisations pour promouvoir des services de bien être social et luttent pour maintenir un équilibre Républicain.

Selon la conception traditionnelle du droit public, la possibilité d’alternance politique est une condition nécessaire à la promotion de la démocratie. Elle détermine les limites de l’espace et établie des règles de jeu à respecter.

Est il possible en 2020, de parvenir à une alternance démocratique en République de  Guinée ?

Une analyse de la situation sociopolitique

de la Guinée faite par Touré Fodé Abass

Journaliste, enseignant et

Président du Club Guinée Solidaire

Administrateur du site www. lefolan.com

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