Ibrahima Sory Diallo du BOC demande à Alpha de se prononcer sur la modification de la constitution.

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Présent au lancement officiel du Mouvement Won Naa Keri 2020, ce vendredi 21 juin 2019 à la  maison de la presse, le président du Bloc de l’Opposition Constructive (BOC), Ibrahima Sory Diallo, a demandé au président Alpha Condé de donner clairement sa position par rapport au débat relatif à l’adoption d’une nouvelle constitution en Guinée.

« Aujourd’hui, il est important d’interpeller le président de la République de s’expliquer devant le peuple. Dire au peuple ce qu’il veut en 2020. Il faut qu’il se prononce maintenant pour qu’on puisse essayer de corriger s’il a raison, qu’on lui dise, qu’il a raison de penser à la modification de la constitution.

Il ne faut pas laisser cette interprétation à ces ministres. Son premier a donné son point de vue, mais lui n’est pas un élu du peuple,c’est Alpha Condé qu’on veut entendre. Nous avons voulons organiser une série de manifestation à causer de la sortie du premier ministre, mais on a dit non c’est de l’en accuser à tort parce qu’il a été nommé  à ce poste.Le peuple de Guinée n’a pas eu  sa confiance à lui pour le nommer premier ministre» a t-il déclaré.

Poursuivant, le président du Bloc a dénoncé la position du gouvernement de soutenir les promoteurs d’une nouvelle constitution et d’empêcher catégoriquement le camp qui est contre la modification de la constitution d’exercer leur droit.

«Le débat sur la constitution ne doit pas engendrer de problème parce que ceux qui soutiennent ce projet d’une nouvelle constitution, on les laisse manifester partout dans le pays. Et nous qui contestons,  on nous empêche d’exprimer notre opinion.

Raison pour laquelle, je suis même contre cet accord de paix qui a eu lieu du coté de N’zerekouré parce qu’il en est  pas question. Lorsque vous voulez la paix, demander à Alpha Condé de dire aux gens d’arrêter.  Lorsque nous, on veut  dire qu’on est contre, on se lève contre nous, alors ceux qui disent qu’ils sont pour, on les accompagne.  Je crois que c’est deux poids, deux mesures.

Et, nous les acteurs politiques, on nous empêche de manifester, on vote des lois, interdit même les organisations de la société civile de tenir les meetings. Cela veut dire qu’on veut imposer la modification de la constitution par forcing. Ça ne marche pas, on ne pas permettre quelqu’un qui élu démocratiquement de restreindre la démocratie en Guinée…» a t-il déploré.

Mamadouba Camara

Journaliste du sit www.lefolan.com

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